Le CAP Boucher : l’aboutissement de ma formation

Et bien voilà, c’est fait ! Les 7 et 8 juin dernier je passais les épreuves théoriques du CAP Boucher et le 21 juin l’épreuve pratique. Après 9 mois de formation en alternance étais-je prêt ?

Les épreuves théoriques

Il s’agit d’abord d’une épreuve de PSE (pour Prévention, Santé, Environnement).
Cela rassemble toutes les connaissances générales de la vie de tous les jours. Ce la va de la gestion d’un budget au rythme du sommeil en passant par la connaissance de l’entreprise.
Pour un adulte en reconversion avec déjà une bonne expérience de la vie active, ce n’est pas l’épreuve qui pose vraiment des problème. Lors des examens blanc, et sans réviser, je n’ai jamais eu moins de 16/20 à cette épreuve.

Ensuite il y a une épreuve de Technologie et Sciences Appliquées.
La Technologie rassemble les connaissances propres au métiers de boucher. Cela va des la connaissances du squelettes bovins, des races des animaux de boucheries au matériels et locaux en passant par les maladies et infections ou encore les cuissons des viandes.
Les Sciences Appliquées représentent les connaissances du milieu professionnels comme l’hygiène, les infections dues au micro-organismes mais aussi l’alimentation ou l’électricité.
Tout cela c’est du par cœur à apprendre en cours. Ce n’est pas très difficile et la technologie est un cours vraiment passionnant.

L’épreuve pratique

C’est là que ça devient intéressant. La note de l’épreuve pratique doit absolument être au minimum de 10/20 pour obtenir son CAP. L’épreuve sue déroule en 2 parties : une de pratique pure en 4 heures et une épreuve de vente de 30 minutes.

L’épreuve de pratique consiste à désosser, parer, éplucher, ficeler différentes espèces et morceaux. Il y a toujours un ordre logique qui va du plus « propre » au plus « sale », ainsi l’on travaillera toujours les morceaux dans l’ordre suivant : agneau, veau ou porc, bœuf et volaille.

Mon épreuve s’est déroulée ainsi et portait sur :

  • une épaule d’agneau à désosser et à parer ;
  • une échine de porc à désosser et à parer ;
  • une cuisse de bœuf à désosser et en séparer le semelle ;
  • un rond de gîte à éplucher ;
  • ficeler l’épaule d’agneau en rôti ;
  • ficeler un rôti de bœuf ;
  • vider et brider une volaille en préservant les abats.

J’ai plutôt eu de la chance, le sujet n’était pas trop difficile et le fait d’avoir du porc au lieu du veau à fait gagner beaucoup de temps car les 4 heures passent très vite.

L’épreuve de vente,  quant à elle, consiste à réaliser un acte de vente. L’on nous place devant une vitrine déjà achalandée et des membres du jury jouent les client et nous posent des questions sur les morceaux à utiliser pour telle ou telle recette demandent des conseils du cuisson. Pour cette épreuve, le tout est de connaître ses morceaux et ses recettes, d’être à l’aise, de vérifier la tare sur la balance et éventuellement de proposer des produits supplémentaires (qu’on appelle vente additionnelle).

Bilan de mon CAP Boucher

J’ai survolé les épreuves théoriques avec aisance. Souhaitant absolument finir toute l’épreuve pratique, je n’ai pas voulu faire des prouesses et je pense avoir fait un travail convenable ce qui me suffirait à obtenir le diplôme. L’épreuve de vente s’est déroulé à merveille, je pense avoir pu montrer aussi mon intérêt et ma passion pour ce métier.

Résultat autour du 6 juillet… On attend !