Interview : une reconversion en boucherie

Au sein des promos d’adultes de reconversion en boucherie, des profils très différents se croisent et tous possèdent un passé riche en expériences. J’ai choisi de poser quelques questions à Damien VALLA qui est un ancien facteur. Comme moi, il a choisi de se reconvertir en boucher.

« Le vin, la bonne bouffe, le bel artisanat m’ont amené à la boucherie … le temps du boucher avec le tablier plein de sang est révolu. »

Que faisais-tu avant de commencer ta reconversion ?

Je suis rentré à la poste il y a 10 ans et depuis 8 ans je suis facteur. Cela fait plusieurs années que La Poste « détériore », par nécessité, ce métier tel qu’on le connaissait avant. Le côté traditionnel du facteur à tendance à disparaître. C’est cette tendance, exponentielle, qui m’a poussé à réfléchir à ce que je voulais pour mon avenir.

Qu’est-ce qui t’a attiré vers la boucherie ?

J’ai toujours aimé les traditions françaises. Le vin, la bonne bouffe, le bel artisanat, les terroirs. Et étant très gourmand de viande, curieux de sa préparation depuis le début de la chaîne je me suis naturellement orienté vers la boucherie. La Poste m’a libéré 1 ans dans le cadre d’un Congé Individuel à la Formation (CIF), financé sur présentation de dossier par l’organisme FONGECIF.

Que prévois-tu de faire une fois ton CAP en poche ?

Une fois le CAP obtenu, j’aimerai rester dans la boucherie ou je fais mon apprentissage. C’est une très bonne boutique tenue par des bouchers qui ont une grande expérience des boucheries parisiennes (entre 10 et 20 ans) et l’ambiance y est très conviviale. J’y ai, de surcroit, la chance de travailler du bœuf de race Parthenaise qui à une excellente réputation. Évidemment si mon expérience du métier me le permet j’aimerai reprendre une affaire, ou en créer une dans une zone désertée par ce genre de commerce mais je n’en suis pas encore là !

Quelle est ta définition d’un bon boucher ?

Je pense qu’un bon boucher est un artisan qui saura comprendre l’attente de ces clients et y répondre correctement grâce à des connaissances pointues sur tous les morceaux et leurs utilisations /cuissons que l’on peut trouver dans une vache ou tout autre animal de boucherie. Ce boucher connait tout autant les terroirs et sait promouvoir ce genre de produits. Il doit être propre et cordial évidemment, le temps du boucher avec le tablier plein de sang est révolu !